Vous avez décidé de vous faire accompagner pour structurer ou développer votre communication.
Reste une question essentielle : comment choisir le bon consultant en communication pour votre entreprise ?
Consultant indépendant, agence, responsable communication externalisé, spécialiste du digital… les offres sont nombreuses et il n’est pas toujours simple de comprendre qui fait quoi.
Après près de 20 ans passés dans les métiers de la communication, j’ai acquis une conviction : le bon consultant n’est pas celui qui vous propose le plus grand nombre d’outils. C’est celui qui commence par comprendre votre entreprise.
Avant de créer Je Communique dans le Perche, j’ai été formée à l’EFAP à Paris et j’ai travaillé dans l’univers des médias et des nouveaux services numériques, notamment chez NPA Conseil, où j’ai occupé des fonctions en communication puis de responsable du pôle communication.
Ces expériences m’ont appris à regarder la communication dans son ensemble : relations presse, contenus, événementiel, digital, stratégie, visibilité… mais surtout à toujours partir des objectifs avant de choisir les moyens.
Depuis la création de Je Communique en 2014, près de Mortagne-au-Perche, j’accompagne principalement des entreprises, artisans et collectivités.
Passer d’environnements parisiens liés aux médias à l’accompagnement quotidien de PME normandes m’a aussi appris une chose : il n’existe pas de stratégie de communication universelle.
Voici donc les critères que je vous conseille réellement d’examiner avant de choisir votre consultant.
Comment choisir un consultant en communication ?
Pour choisir un consultant en communication, regardez avant tout sa capacité à comprendre votre activité, son expérience, sa méthode, son indépendance vis-à-vis des outils qu’il vend et sa capacité à mesurer les résultats obtenus.
Un bon consultant doit être capable de vous expliquer ce qu’il vous recommande, pourquoi il vous le recommande, ce qui doit être prioritaire et ce qui peut attendre.
Et parfois, son meilleur conseil doit aussi pouvoir être : « Ne dépensez pas d’argent là-dessus pour le moment. »
1. Choisissez quelqu’un qui commence par écouter votre entreprise
C’est probablement le critère auquel j’accorde le plus d’importance.
Quand je rencontre une entreprise pour la première fois, je ne commence pas par lui expliquer qu’elle devrait refaire son site internet, publier davantage sur LinkedIn ou lancer une campagne Google Ads.
Je commence par essayer de comprendre son activité, ses clients, ses concurrents, ses objectifs, son organisation et ce qu’elle a déjà mis en place.
Je cherche aussi à savoir d’où viennent aujourd’hui ses clients, quelles prestations elle souhaite développer, ce qui fonctionne déjà et ce qui lui fait perdre du temps ou du budget.
Pourquoi ?
Parce que la communication n’est jamais une fin en soi. Elle doit servir l’entreprise. Sur mon site, je résume d’ailleurs mon approche autour de trois idées : clarifier, structurer et donner du sens à la communication sans bouleverser ce qui fonctionne déjà. C’est exactement ma conception du conseil.
Mon premier conseil
Si, lors de votre premier rendez-vous, un consultant vous propose déjà une solution avant de réellement connaître votre entreprise, posez-vous des questions. Une solution pertinente vient après le diagnostic, pas avant.
2. Regardez son parcours, pas uniquement son portfolio
Les réalisations sont importantes. Mais pour choisir un consultant, je vous conseille également de regarder ce qu’il a fait avant de devenir consultant.
Son parcours permet souvent de comprendre sa manière de travailler.
A-t-il connu plusieurs environnements ? A-t-il travaillé avec des dirigeants, des commerciaux, des journalistes, des équipes internes ou différents prestataires ? A-t-il une vision globale de la communication ou une expertise centrée sur un seul canal ?
Mon propre parcours influence énormément ma manière de travailler aujourd’hui.
Ma formation à l’EFAP et mes expériences dans les médias m’ont confrontée très tôt aux relations presse, aux contenus, à l’événementiel, au digital et au conseil en communication.
Chez NPA Conseil avec qui je collabore toujours, je travaillé dans un environnement où les technologies, les supports et les usages évoluaient rapidement.
Cette culture me sert encore aujourd’hui lorsque je travaille sur le référencement, les réseaux sociaux, les sites internet ou désormais sur le GEO et l’impact de l’intelligence artificielle sur la visibilité des entreprises.
Les outils changent. Les fondamentaux de la communication, beaucoup moins.
Il faut toujours savoir à qui l’on parle, quel message on souhaite transmettre, pourquoi cette personne devrait nous écouter et quelle action on souhaite provoquer.
3. Vérifiez qu’il vous propose une stratégie avant de vous vendre des outils
C’est un point sur lequel je suis particulièrement attentive. Un site internet est un outil. Instagram est un outil. LinkedIn est un outil. Une newsletter est un outil. Google Ads est un outil. Le référencement naturel est un outil.
Aucun de ces éléments n’est une stratégie à lui seul.
Prenons une PME qui souhaite obtenir davantage de demandes de devis. La bonne réponse ne sera pas nécessairement : « Il faut publier trois fois par semaine sur LinkedIn. » Il faudra peut-être plutôt améliorer certaines pages du site, travailler le référencement local, revoir la présentation de l’offre, obtenir davantage d’avis Google ou simplifier les appels à l’action.
Et parfois, la conclusion sera que les réseaux sociaux ne constituent absolument pas la priorité.
C’est là que le consultant apporte réellement de la valeur. Il doit pouvoir prendre du recul et dire : « Voilà où je mettrais votre budget en priorité, et voilà pourquoi. » Son rôle n’est pas de vendre un outil. Son rôle est de faire des choix.
4. Assurez-vous qu’il comprend le lien entre communication et commerce
C’est un sujet que je rencontre régulièrement dans les entreprises. D’un côté, le service communication, de l’autre, le service commercial et parfois, chacun avance de son côté.
Pourtant, les deux devraient travailler ensemble.
À quoi sert une campagne qui génère des centaines de contacts s’ils ne correspondent pas aux clients recherchés ? À quoi sert un site très esthétique s’il n’explique pas clairement ce que l’entreprise vend ? À quoi sert une stratégie SEO qui attire beaucoup de visiteurs mais aucune demande commerciale ?
Lorsque j’accompagne une entreprise, j’essaie donc de rapprocher systématiquement communication, visibilité et objectifs commerciaux.
La communication doit contribuer au développement de l’entreprise. Sinon, elle devient une dépense difficile à justifier.
5. Consultant, agence ou responsable communication externalisé : que choisir ?
Il n’y a pas de réponse universelle. Une agence peut être particulièrement adaptée lorsqu’un projet nécessite de nombreuses compétences de production : graphisme, développement, photographie, vidéo, publicité ou création de contenus. Le consultant intervient davantage sur le diagnostic, la stratégie, les arbitrages et le pilotage. Il peut ensuite coordonner les différents spécialistes nécessaires au projet. Pour certaines PME, une troisième voie est particulièrement intéressante : le responsable communication externalisé.
L’entreprise a besoin d’une véritable direction en matière de communication, mais pas forcément d’un poste à temps plein.
Le consultant peut alors devenir l’interlocuteur régulier du dirigeant, définir les priorités, coordonner les actions et travailler avec les équipes ou prestataires existants.
C’est précisément cette logique qui m’a amenée à développer chez Je Communique deux formes d’accompagnement : un travail de diagnostic et cohérence pour les structures déjà organisées, et un accompagnement de stratégie et pilotage pour celles qui ont besoin d’une direction communication externalisée.
6. Choisissez un consultant capable de vous dire non
Cela peut paraître étrange. Pourtant, c’est pour moi un excellent critère. Un client peut arriver en disant : « Je veux refaire mon site. » Après analyse, le site n’est peut-être pas le problème.
Il peut aussi dire : « Il faut absolument que nous soyons sur TikTok. » Peut-être ou peut-être pas. Il peut vouloir lancer de la publicité alors que son site ne permet pas encore correctement de transformer les visiteurs en prospects.
Le rôle du consultant n’est pas simplement d’exécuter une demande. Il doit pouvoir la challenger.
Faire économiser une dépense inutile à un client fait aussi partie du conseil.
7. Vérifiez qu’il connaît les outils… sans en devenir dépendant
Il faut évidemment comprendre le digital. Aujourd’hui, une stratégie de communication peut mobiliser Google, le référencement naturel, le GEO, l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, l’emailing, la publicité ou encore les outils d’analyse.
Chez Je Communique, le digital fait partie de mon quotidien depuis de nombreuses années : création de sites, référencement naturel, contenus, réseaux sociaux et visibilité en ligne font partie des activités que j’accompagne.
Mais je reste convaincue d’une chose : l’outil doit rester au service de l’idée.
Le meilleur logiciel, le dernier réseau social ou la nouvelle intelligence artificielle ne compenseront jamais un positionnement incompréhensible ou une entreprise qui ne sait pas clairement ce qu’elle veut raconter à ses clients.
8. Demandez comment les résultats seront mesurés
Avant de commencer une mission, posez cette question : « Comment saurons-nous si cela fonctionne ? »
La réponse dépendra naturellement de vos objectifs :
- si vous souhaitez développer votre visibilité, on pourra suivre l’évolution de vos positions sur Google, le trafic qualifié ou votre présence sur les recherches locales.
- Si votre priorité est commerciale, on regardera plutôt les demandes de devis, les appels, les formulaires, les conversions ou, lorsque cela est possible, le chiffre d’affaires généré.
Pour une stratégie de recrutement, d’autres indicateurs seront plus pertinents : nombre de candidatures, qualité des profils reçus, consultation des offres ou visibilité de la marque employeur.
Le piège consiste à mesurer ce qui est facile à mesurer plutôt que ce qui compte réellement.
Un post vu 20 000 fois peut être beaucoup moins intéressant pour une PME que trois demandes de devis correspondant exactement aux clients qu’elle recherche.
Les indicateurs doivent toujours découler des objectifs.
Analyser → définir → agir → mesurer → améliorer.
9. Choisissez aussi une personne avec laquelle vous pourrez travailler
On l’oublie parfois dans les appels d’offres et les comparatifs. Mais le conseil en communication reste une relation humaine. Votre consultant va devoir comprendre votre entreprise, vos projets, vos contraintes, vos ambitions et parfois vos difficultés internes. La confiance est donc essentielle. C’est probablement aussi pour cette raison que j’ai choisi de développer Je Communique comme une structure à taille humaine.
Lorsque j’ai quitté Paris pour m’installer dans le Perche, j’ai souhaité travailler prioritairement avec les entreprises du territoire et conserver une relation directe avec mes clients. Cette proximité reste aujourd’hui au cœur de ma manière de travailler.
Et même à l’heure de l’intelligence artificielle et de l’automatisation, je reste convaincue qu’une bonne communication commence toujours par la compréhension des personnes qui se trouvent derrière l’entreprise.
10. Pour une entreprise locale, la connaissance du territoire peut compter
Votre consultant n’a évidemment pas besoin d’habiter à cinq kilomètres de votre entreprise. Mais lorsqu’une entreprise travaille essentiellement sur un marché local, la connaissance du territoire peut constituer un vrai avantage.
Je travaille depuis plusieurs années avec des entreprises du Perche, de l’Orne et de Normandie.
Cette proximité permet de mieux comprendre les bassins économiques, les zones de chalandise, les réseaux professionnels, les habitudes locales et certaines problématiques propres aux entreprises du territoire.
Cela peut être particulièrement utile lorsqu’il s’agit de référencement local, de communication institutionnelle ou de développement commercial régional.
Mais attention : être implanté localement ne signifie pas limiter la stratégie au local.
Une entreprise située à Mortagne-au-Perche peut parfaitement travailler partout en France voir à l’international, ce qui est le cas d’un de mes clients installé à L’Aigle, James Burn . La bonne question reste toujours la même : Où sont vos clients ?
Combien coûte un consultant en communication ?
C’est évidemment une question importante. Mais je déconseille de comparer uniquement des taux horaires.
Deux consultants peuvent proposer des tarifs très différents simplement parce qu’ils ne proposent pas le même niveau d’analyse, le même accompagnement ou les mêmes livrables.
Il faut donc regarder ce que la prestation comprend réellement : le temps consacré au diagnostic, les recommandations, le nombre de réunions, le pilotage, le suivi et les éventuelles prestations de production. Il faut également distinguer le conseil de la production.
Définir une stratégie, créer un site, produire une vidéo ou gérer des réseaux sociaux sont des prestations différentes. Une proposition claire doit vous permettre de comprendre précisément ce que vous achetez.
Quelles questions poser avant de choisir ?
Lors d’un premier rendez-vous, je conseille surtout de chercher à comprendre la manière dont votre interlocuteur réfléchit.
Vous pouvez par exemple lui demander : « Comment allez-vous commencer la mission ? » S’il commence par parler d’écoute, d’analyse ou d’audit, c’est généralement un bon signe.
Demandez-lui ensuite : « Pourquoi me conseillez-vous ces actions ? » Chaque recommandation doit pouvoir être justifiée. Une autre question que j’aime particulièrement est :
« Qu’est-ce que vous me déconseillez ? » Elle permet de voir si votre interlocuteur est capable de prendre du recul par rapport aux prestations qu’il pourrait vous vendre.
Enfin, demandez : « Comment allons-nous mesurer les résultats ? » Si personne ne sait répondre à cette question, votre objectif n’est probablement pas encore suffisamment précis.
Les signaux qui doivent vous alerter
Certaines promesses doivent inciter à la prudence. Une garantie de première position sur Google, par exemple, n’est pas sérieuse : personne ne peut garantir durablement une position précise dans les résultats naturels. Même chose pour les discours du type « il faut être présent sur tous les réseaux sociaux » ou « il faut tout refaire ». Peut-être que oui. Mais certainement pas avant d’avoir analysé ce qui fonctionne déjà. Je me méfie aussi des objectifs limités au nombre d’abonnés ou de vues.
Une communication efficace doit toujours être reliée à un objectif plus concret.
Comment je travaille chez Je Communique
Avec les années, ma méthode s’est finalement simplifiée. Je commence par comprendre l’entreprise, son activité, ses clients, ses objectifs et son organisation. Ensuite, il faut clarifier : identifier ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne plus et ce qui manque.
Vient ensuite la phase de priorisation. Tout n’est pas urgent. Le rôle du conseil consiste aussi à construire une feuille de route réaliste par rapport aux moyens disponibles. Puis vient l’action.
Selon les besoins, elle peut être menée en interne, par Je Communique ou par différents spécialistes. Enfin, il faut mesurer et ajuster. Parce qu’une stratégie n’est jamais figée. Les marchés changent, les comportements évoluent et les outils aussi. La communication doit évoluer avec eux.
Mon objectif n’est donc pas de rendre une entreprise dépendante d’une agence. Il est de lui donner une direction claire et les moyens de prendre de meilleures décisions en communication.
FAQ – Choisir un consultant en communication
Comment savoir si un consultant en communication est compétent ?
Examinez son parcours, ses références, sa méthode et surtout sa capacité à comprendre votre activité avant de proposer une solution.
Quelle différence entre un consultant et une agence de communication ?
Le consultant intervient principalement sur l’analyse, la stratégie, le conseil et le pilotage. Une agence regroupe généralement davantage de métiers de production. Les deux modèles peuvent parfaitement travailler ensemble.
Un consultant en communication peut-il remplacer un responsable communication ?
Dans certaines PME, oui. Il peut intervenir comme responsable communication externalisé et coordonner les actions sans nécessiter immédiatement le recrutement d’un poste à temps plein.
Peut-on faire appel à un consultant uniquement pour un audit ?
Oui. Une mission peut se limiter à analyser la communication existante et à établir une feuille de route que l’entreprise mettra ensuite en œuvre elle-même.
Quelle est la première chose qu’un consultant doit analyser ?
Selon moi : votre entreprise et vos objectifs.
Le site, les réseaux sociaux ou les supports viennent seulement ensuite.
Faut-il choisir un consultant spécialisé dans son secteur ?
Une connaissance du secteur est utile, mais elle n’est pas indispensable.
Je privilégierais davantage la capacité du consultant à comprendre rapidement votre modèle économique, votre marché et vos clients.
Faut-il privilégier un consultant local ?
Pour une entreprise fortement implantée sur son territoire, cela peut constituer un avantage.
La connaissance du tissu économique, des acteurs locaux et des zones de clientèle facilite certaines stratégies de communication et de référencement local.
Vous souhaitez un regard extérieur sur votre communication ?
Je suis Lydiane Lambert, fondatrice de Je Communique, et j’accompagne les entreprises et collectivités du Perche, de l’Orne et de Normandie dans l’analyse, la structuration et le pilotage de leur communication.
Que vous disposiez déjà d’un service communication ou que personne ne pilote encore réellement ce sujet dans votre entreprise, nous pouvons commencer simplement par faire le point.
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